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  • FACE À LA RUE

    Un jour, à un feu rouge, quelqu’un s’approche et me dit : ‘’Salut!’’. Je n’avais pas d’autre choix que de lui parler parce que j’étais en voiture, toit et fenêtres baissés. Je ne pouvais pas faire semblant de ne pas le voir. Je lui ai dit bonjour à mon tour. C’est juste après cet instant que j’ai ressenti un grand bien être. Cet homme ne m’avait rien demandé, il était de bonne humeur, lumineux, affichait un superbe sourire. Je l’ai revu à plusieurs reprises, j’ai engagé la conversation avec lui et on a vraiment connecté. Je me suis aperçu qu’il avait juste besoin de contact. Oui, il avait aussi besoin d’argent, mais un simple sourire et une attitude d’ouverture l’ont beaucoup plus enrichi qu’une simple pièce d’argent. C’est à partir de là que je me suis mis à consigner mes peurs et mes réflexions dans un cahier de notes.

    Plus tard, mes notes ont servi pour un documentaire, Face à la rue, qui avait pour thème l’itinérance, une succession de réflexions et de conversations, la…

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  • DAN, son travail, c'est d'aider

    Son tatouage en plein visage est impressionnant. Dan est de ceux qui travaillent jour après jour pour contrer les préjugés. En 33 ans, le jeune homme a vécu des moments plus ou moins réjouissants. Il a repris goût à la vie en aidant les autres. Cela fait maintenant deux ans qu’il intervient auprès des consommateurs de drogues dans la rue, avec Cactus Montréal. Il  tente de sensibiliser les consommateurs aux méfaits liés à la drogue, je vivais sur le trottoir d'en face, sur la rue Sanguinet avec ma chienne. « On était en automne et il faisait froid, je ne voulais pas rentrer à Cactus par fierté parce que je ne consommais pas », se souvient-il.

     La journée où Dan s’est retrouvé à la rue, il était accom­pagné de plusieurs de ses amis de l’époque. « Tout le monde s'est mis à consommer sauf moi. J'avais peur de consommer, peur d'être mal ou d'aller en prison. Beaucoup de mes amis passaient du temps avec moi pour éviter de consommer. Tout a basculé l’hiver où il a pris beaucoup de…

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  • AIDER LES GENS

    «J’ai toujours voulu travailler pour une bonne cause. Je suis à l’Itinéraire depuis bientôt quatre ans. Chaque fois qu’une personne achète le journal, ça vibre à l’intérieur de moi. J’accomplis quelque chose de grand.»

    Gisèle était d’abord femme de ménage, avec son mari Réal.  Depuis un certain temps, le couple voyait les contacts diminuer, donc les revenus, ce qui mène Gisèle à la rue où elle commence à quêter. « J’avais le cœur gros et les larmes aux yeux quand venait le temps de quêter », raconte-t-elle.

    Un beau jour, la rédactrice en chef de l’Itinéraire l’interpelle sur la rue et lui propose de devenir camelot.  Gisèle entraîne son mari dans l’aventure et ils quittent définitivement la rue. Leur travail de camelots les fait grandir. « On apprend beaucoup sur le…

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