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pauvres (41)

  • Je passais dans la rue, il y a quelques instants et je croisais un tout jeune couple. L’homme pleurait dans les bras de la jeune fille. Cette dernière avait un regard rempli du désir de l’aider, de le consoler. Et je me suis posé la question : à quand remonte mon dernier geste de compassion? Envers qui? Qui en ce moment, semble avoir le plus grand besoin de compassion?

    « Le pouvoir de la compassion se réalise quand on est tellement en harmonie avec le prochain qu’on est poussé au dépassement. Richard Rohr définit la compassion comme « la réponse spontanée de l’amour, le désir ardent de fusion à cause d’une expérience primordiale d’union et d’un besoin d’assumer une part du fardeau d’autrui ».

    Compassion n’est pas pitié. Le mot pitié est lié aux mots piété et pieux, alors que le mot compassion tire ses racines de cum et pati…

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  • Vivant à l'Arche, dans un foyer avec des personnes ayant un handicap mental, je commence à découvrir la signification de l'accueil. Je commence à découvrir que c'est l'accueil qui me transforme et me fait grandir. Mais c'est exigeant.

    Le danger pour moi, pour ma communauté, le danger pour tant de familles, de communautés et de sociétés, c'est le refus d'accueillir. On ferme sa porte parce qu'on a déjà fermé son cœur, par peur.

    Et peur de quoi?

    Peur d'être dérangé, peur d'être jugé sur ce qu'on dit et d'être déconsidéré, peur de ne pas être à la hauteur, peur de l'échec, peur de la souffrance, peur de se retrouver seul et abandonné, peur de la mort.…

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  • L'espérance est une lutte continuelle. Il faut élargir nos horizons pour découvrir de nouvelles sources d'espérance. Accueillir nos frères et sœurs d'un accueil de tendresse. Recevoir la personne avec tout ce qu'elle porte, sans filtrer son expérience. Créer du possible : l'espérance croit toujours à la possibilité d'une autre histoire. Savoir attendre : de la mort naît la vie. Avoir et communiquer l'assurance que rien de ce qui est fait n'est perdu. L'espérance est toujours possible; elle se bâtit au cœur de nos angoisses, mais surtout, à travers l'amour qu'on met dans nos gestes libérateurs. Entretenir la sérénité et croire que la vie va triompher. Communiquer le souffle de vie, c'est générateur d'autre vie. 

    Accueillir la personne qui entre dans ma vie comme un cadeau. Je peux vivre sans elle, elle ne vient pas combler ma solitude mais vient partager mon existence et m'inviter à aller plus loin; « si tu veux, on peut travailler ensemble. »

    Il…

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  • MA RÉFLEXION ...

    Dernièrement, quelqu'un m'a envoyé, par internet, un court diaporama exposant d'un côté l'étalage de chaussures très luxueuses, vendues à fort gros prix, et de l'autre les ateliers mal famés où elles sont fabriquées.  Les ouvriers, à moitié dévêtus, étaient accroupis ou assis sur le plancher avec, à peine au-dessus, des collègues sur une structure bancale prête à s'effondrer.  Tous s'activent dans un espace encombré de matériaux.  On peut deviner la chaleur suffocante et les émanations des produits toxiques servant à la confection des souliers.  La dernière diapositive du montage mentionne: " Coût de production: 3,75 euros.  Prix de vente: 275 euros." 

    Au-delà de l'aspect sensationnaliste du diaporama, imaginons toutes les réalités semblables qui manifestent l'immense écart entre les plus riches et les plus pauvres.  Pour ne donner que quelques exemples: les buffets de chocolat…

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  • Exemple surprenant de compassion

    Voici un écrit de la responsable des Associées et Associés Providence trouvé  dans la revue Échos Providence :

    La compassion et la gratitude influencent à la fois le donneur et le  receveur. Quiconque a bénéficié de la compassion ou de la reconnaissance d’un autre ressent le désir d’exprimer de Ia compassion et de la gratitude en retour. Ainsi, la compassion et gratitude nous rapprochent les uns des autres et dilatent notre cœur pour accueillir l'autre. Ils renforcent le flux de la Providence en imprégnant et en transformant non seulement les individus, mais aussi les communautés, les familles et les milieux de travail, nous mettent en lien, en contact, avec le désir le plus profond de Dieu : que nous ayons une plénitude de vie en nous et parmi nous.

    Voici…

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  • L'INDIFFÉRENCE DES GENS

    Je vends l'Itinéraire depuis juin.  Parfois je trouve cela difficile d'être camelot et de voir les regards négatifs des gens. Malgré toute la gentillesse qu'on peut recevoir, il reste des gens qui ne comprennent pas la situation des camelots.  Si nous sommes rendus à vendre le magazine, c'est souvent parce que nous avons des difficultés personnelles dans nos vies et que nous cherchons à nous en sortir.

    Nous sommes des humains et nous avons des émotions également. J'apprécie beaucoup tous les mots gentils que nous pouvons recevoir, tous les sourires et tous les bonjours, mais malheureusement, il reste encore beaucoup d'incompréhension face à l'itinérance.  Ce n'est pas pourtant une maladie, c'est une situation qu'on ne choisit pas toujours.

    L'Itinéraire m'aide beaucoup à prendre confiance en moi-même, à affronter le regard des autres sans me sentir jugé.  Maintenant, je vends le magazine avec fierté. J'apprécie beaucoup quand les gens arrêtent et prennent le temps de me…

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  • «L'affamé réclame de la dignité, pas l'aumône.» (Pape François)…

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  • DE FÉLIX À ÉMILIE

    En cette année 2014, au Québec, nous soulignons le 100e anniversaire de naissance de Félix Leclerc notre poète national, un grand arbre, un chêne, un géant!

    Sous ses branches et son feuillage, bon nombre de chanteurs, de musiciens, d'artistes sont venus se réfugier ou se sont nourris de ses fruits!

    La mort de Félix en 1988, avait laissé un grand vide, mais comme il l'avait chanté lui-même, nous pouvions proclamer : « La mort, c'est plein de vie dedans ».

    En réalité, Félix n'est pas mort : lui qui a chanté la vie, l'amour, le bonheur, l'amitié, la nature, lui qui a aimé les gens, fait parler les animaux, l'herbe des champs, les crapauds en liberté, il nous a laissé une oeuvre dont il ignorait la grandeur, mais qui nous apparaît encore dans toute son immensité!

    Émilie Gamelin (1800-1851), une femme de chez nous, forte, imposante, d'une grande énergie, un géant à sa manière! À Mgr Bourget qui lui adressait des…

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  • Je crois que dès ma naissance, je fus baignée, je dirais même bercée dans la  Providence. Je suis née un 2 février, déjà signe de la Providence, puisque c'est la  journée, en 1842, qu'Émilie Gamelin a fait le vœu privé de servir les pauvres.

    Mes  grands-parents demeuraient alors chez-moi, mes parents les avaient…

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  • Accueillir, selon Jean Vanier

    Quand on commence à écouter les cris des malheureux, on commence à changer de cap. Le processus de transformation du cœur est en route.

     C'est pour cela que l'accueil est dangereux. Accueillir quelqu'un, ce n'est pas le prendre pour l'étouffer ou le changer selon mes idées et ma façon de voir. Accueillir c'est donner de l'espace à l'autre à l'intérieur de moi pour qu'il puisse m'apporter quelque chose, et parle fait même, me transformer un peu.…

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  • Suite à un article signé de Normand Provencher, o.m.i. et paru dans la Revue de N.-D. du Cap, ma réflexion m’amène à l’Église de demain, comme nous y invite l’auteur.

    «L’avenir appartient aux chrétiens qui vont redécouvrir l’Évangile comme Bonne Nouvelle et qui vont l’intégrer dans leur vie.  Je pense que les gens doivent découvrir dans l’Évangile une force de libération».

     Si je cherche à approfondir l’Évangile, en regardant agir Jésus et en l’écoutant parler, je me rends compte, avec Normand Provencher, que toute l’attention de Jésus est portée aux petits, aux pauvres,  aux enfants, aux malades;  il va chez les gens qui souffrent, chez ceux qui le cherchent, les simples, les petits.

    Dieu est encore chez les pauvres, ceux qui…

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  • COMPASSION pour un pays pauvre

    Après avoir connu une période de croissance et de haut rendement, dans les années 1960, grâce à l'usage d'engrais chimiques pour leurs terres, de pesticides et de semences OGM, des producteurs agricoles de l'Inde (200 000) en sont maintenant arrivés à se suicider parce que les fertilisants ont épuisé la terre, le prix du coton a chuté, les semences OGM sont trop coûteuses : tout calculé, il ne reste que 100 dollars pour nourrir la famille et traverser l'année.

    Un autre problème, celui de l'eau, dont l'accès est inégal. Selon une politique gouvernementale, les efforts d'irrigation des terres sont concentrés dans quelques États pour 40% seulement des terres agricoles du pays;…

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  • Vivant à l'Arche, dans un foyer avec des personnes ayant un handicap mental, je commence à découvrir la signification del'accueil. Je commence à découvrir que c'est l'accueil qui me transforme et me fait grandir. Mais c'est exigeant.

    Le danger pour moi, pour ma communauté, le danger pour tant de familles, de communautés et de sociétés,c'est le refus d'accueillir. On ferme sa porte parce qu'on a déjà fermé son cœur, par peur.  Et peur de quoi?

    Peur d'être dérangé, peur d'être jugé sur ce qu'on dit et d'être déconsidéré, peur de ne pas être à la hauteur,

    peur de l'échec, peur de la souffrance, peur de se retrouver seul et abandonné, peur de la mort.

    La peur d'être dérangé implique un certain système de valeur: s'enrichir, avoir une place, être…

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  • Hymne à la joie

    La joie est prière, la joie est force, la joie est amour. Dieu aime celui qui donne avec joie. La meilleure manière de montrer notre gratitude envers Dieu et envers les gens, c'est d'accepter tout avec joie.

    Ne laissez jamais le chagrin vous noyer au point d'en oublier la joie du Christ ressuscité. Nous aspirons tous au ciel où est Dieu, mais nous avons le pouvoir de nous trouver dès maintenant dans ce ciel:  il suffit d'être heureux avec lui, en l'instant présent.

     Mais être heureux avec lui, maintenant, cela veut dire: aimer comme il aime,…

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  • EN PENSANT À ÉMILIE

    Oui, en pensant à Émilie et à l'héritage qu'elle nous a laissé, il me vient en souvenir un chant de André Dumont : « OUVRE TA MAISON ». Voici :

    Ouvre ta maison,

    Ouvre tes deux bras,

    Ouvre le chemin de ton cœur.

    Je suis dans ton frère, l'as-tu oublié ?

    Je suis dans ton frère, et dans l'étranger.

    Je suis dans le pauvre qui n'a pas mangé

    Je suis dans le pauvre et le mal-aimé..…

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  • Un témoignage de grande pauvreté

    Un handicapé mental a vécu seul dans sa maison, laissé sans aide et sans supervision, jusqu'à ce que sa condition se dégrade à un point inimaginable en 2005. Des plaintes à maintes reprises venant du voisinage et de la parenté ont été placées sans succès au Bureau de la santé mentale. Rien ne fut fait. Nous les voisins, vivions dans une angoisse constante ne sachant s'il était mort ou vivant, ses fenêtres étant bouchées avec des couvertures. Dans quelle déchéance humaine ont-ils trouvé ce pauvre homme quand finalement les services sociaux ont décidé de le sortir de sa maison! Il vivait sans eau courante, sans services sanitaires et sans électricité, sans qu'on s'en soit rendu compte. Il a souffert de froid et de faim. Pour chauffer son poêle, n'ayant plus de bois de chauffage, il a brûlé tout ce qu'il avait sous la main, même les murs intérieurs. Dans quel monde vivons-nous…
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  • EN CE DÉBUT DE CARÊME

    CARÊME DE PARTAGE ET DE JOIE

    En ce début de carême 2014, je trouve le témoignage de l ‘implication d’une dame à Calcutta où elle a fondé, sur l'invitation de Mère Teresa, un Centre de réhabilitation sociale et de formation professionnelle pour permettre aux pauvres de mieux s'insérer dans leur milieu.

    La dame nous invite au partage en nous donnant un exemple : si nous donnons 1 dollar au Canada, là-bas on peut acheter des chaussures qui empêchent les morsures de serpents et les brûlures aux pieds sur l'asphalte brûlante de 43ºC.…

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  • HOMMAGE À ÉMILIE

    UNE GRANDE DAME ÉMILIE GAMELIN pour avoir donné de sa personne aux démunis, aux petits, à ses compatriotes, avec toute la compassion de son coeur.
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  • Un terrain situé à l'intersection des rues Berri et Ste-Catherine, à Montréal, aura changé de fonction à trois reprises : d'abord un édifice, appelé Asile de la Providence, fut construit en 1841 pour venir en aide aux malades, aux vieillards et aux sans-abri. C'est en ce lieu que fut fondée l'Oeuvre de la soupe, une œuvre charitable qui distribua, pendant près de 120 ans, pas moins de 500 bols de soupe par jour aux nécessiteux.

    En 1963, la Ville de Montréal achète ce terrain afin de permettre la construction du métro. Au cours de la démolition un incendie ravage ce qui reste de l'Asile.

    Par la suite, l'endroit est occupé par un…

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  • EN PENSANT À ÉMILIE…

    Oui, en pensant à Émilie et à l'héritage qu'elle nous a laissé, il me vient en souvenir un chant de André Dumont : « OUVRE TA MAISON ». Voici :

    Ouvre ta maison,

    Ouvre tes deux bras,

    Ouvre le chemin de ton cœur.

    Je suis dans ton frère, l'as-tu oublié ?

    Je suis dans ton frère, et dans l'étranger.

    Je suis dans le pauvre qui n'a pas mangé

    Je suis dans le pauvre et le mal-aimé..

    Je suis dans le faible qu'on a relevé

    Je suis dans le faible et l'abandonné.

    Je suis dans le malade qu'on a visité

    Je suis dans le malade et le prisonnier.

    Je frappe à la porte de mon bien-aimé

    Je frappe à la porte, ouvre et j'entrerai.

    (Source : Pain Providence)

    Émilie a été celle qui a fait du pauvre, du faible, du malade,

    du prisonnier, SES AMIS.

    Elle nous…

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