Site Meter Ouvrir fichier .MHT

Mère Gamelin laissera un précieux héritage et, à l’image de sa fondatrice, la congrégation demeura très active. Plus de cent ans après sa fondation, elle sera présente non seulement à Montréal et au Québec, mais aussi aux États-Unis et en Amérique latine. Les bonnes sœurs s’emploieront à aider les pauvres et les malades, mais aussi les infirmes, les vieillards et les malades mentaux. Par exemple, nous leur devons l’érection de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, aujourd’hui Louis-Hyppolite-La Fontaine et de l’école des sourdes-muettes sur la rue Saint-Denis. Depuis quelques années, les Sœurs de la Providence occupent une nouvelle maison-mère dans le nord de Montréal. Dans ce splendide édifice, on peut se recueillir sur la tombe de Mère Gamelin et visiter un musée dédié à sa mémoire.

 

Le parc Émilie-Gamelin fut ainsi nommé en l’honneur de cette grande dame et aussi en l’honneur de l’Asile de la Providence qui fut construit à cet endroit en 1843. Mère Gamelin, aidée des autres sœurs, y accueillit les malades, les vieux et les infirmes, de même que la fameuse « œuvre de la soupe ». Comme quoi, la présence d’itinérants à cet endroit n’est pas un phénomène récent! Modernité oblige, l’asile fut démoli pour la construction de la station de métro Berri-de-Montigny, aujourd’hui Berri-UQAM. Par la suite, ce terrain devint un monstrueux stationnement. Il fallut attendre le 350e anniversaire de Montréal pour que la ville propose l’érection d’un espace public et on le dédia à la mémoire de cette femme exceptionnelle que fut Mère Gamelin. Elle illustre parfaitement cette force tranquille et cette modestie si caractéristique des Canadiens français. 

 

 

 

 

 

 

Quand vous entrerez dans l’édicule élancé et vitré de la station de métro Berri-UQAM, ou quand vous ressortirez des entrailles de la ville, vous verrez une belle statue de bronze. Elle sera penchée vers vous et vous tendra une main généreuse. Après avoir vu sa cornette, sa longue robe noire et son crucifix, après avoir constaté qu’elle transporte un panier de victuailles destiné à une famille dans le besoin, vous la reconnaîtrez : vous serez en face de Mère Gamelin. Prenez cette main qu’elle vous tend. Elle vous aidera et vous encouragera, comme elle l’a si souvent fait tout au long de sa vie. En notre époque affligeante, Mère Gamelin pourra être une source inépuisable d’inspiration. Jamais les infortunes et les tourments de la vie n’ont pu endiguer ni sa force ni sa foi. Non seulement, son œuvre est digne des grands bâtisseurs, mais Mère Gamelin a su démontrer que le dévouement face aux malheurs d’autrui, le courage devant nos propres malheurs et l’humilité devant le créateur ne sont pas des vertus d’un obscur ancien temps. Elles traversent tous les âges et toutes les époques, jusqu’à aujourd’hui.

Source : LaMetropole.com

 

Durant plus d’un siècle, l’Asile de la Providence fut l’endroit où s’est exercée l’Œuvre de la Soupe. Cette idée germa chez les Dames de Charité à l’occasion des durs hivers de 1827-1828.   En 1844, cette œuvre déménagea à l’Asile de la Providence et fut l’une des œuvres principales de l’Asile. Elle fut l'une des rares organisations à fonctionner sans carte d’identification et sans vraie comptabilité, sans discrimination de race ni de religion. On donnait à manger à tous, à toute heure, ou sur demande. Chaque personne recevait un grand bol de soupe chaude et trois gros morceaux de pain. On doublait la portion sur demande. Dans cette soupe, on  mettait des ingrédients nutritifs bons pour la santé. Des convives prétendaient que la soupe de la Providence avait un arôme et un goût fin qui n’appartenaient qu’à elle. Après 120 ans, l’Œuvre de la Soupe a cessé d’exister le 14 août 1963, car la construction du métro nécessitait la disparition de l’Asile de la Providence. La Soupe, cela couvrait aussi une distribution de vêtements ou de chaussures aux pauvres et même des emplois pour chômeurs de bonne volonté. La Soupe signifiait surtout sympathie, réconfort, confidences pour les personnes rejetées ou bannies de la société.

 

Je termine avec une phrase clé de la Bienheureuse Émilie Gamelin : "Aimez toujours le pauvre". Et Jésus nous dit qu’il y en aura toujours parmi nous

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Communauté v. Héritage É. Gamelin pour ajouter des commentaires !

Join Communauté v. Héritage É. Gamelin