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MONTRÉAL DES ANNÉES ‘’1800’'

Bien avant nous, une femme Mme Émilie Gamelin a jeté un long regard sur les souffrances de ses compatriotes et, telle une vigne qui étend ses sarments, elle a multiplié sa présence, son appui, son action, pour leur permettre de croître et de devenir pleinement, par leur vie, une hymne au Dieu qui fit l'univers : «Elle a considéré un champ et l'a acheté; du fruit de ses mains elle a planté une vigne».

(Prov., 31, 16)

Le Montréal de 1800, comme la vigne, étend lui aussi ses ramifications. Mais, du haut de l'imposant Mont-Royal, on ne peut soupçonner ce que la ville cache de souffrances multiples, de cœurs brisés et broyés. Une population indigente gémit en certains quartiers; des hommes, des femmes, des enfants même n'ont d'autres chances de survie que ce qu'on veut bien leur donner.


Cette femme s'est engagée d'un pas alerte sur la route des sans-pain, des sans-logis, des sans-voix. Émilie Tavernier-Gamelin a entendu leur appel, elle a voulu vivre pour eux et avec eux le reste de ses jours. Elle est née tout près d'eux, et elle les a vus bien des fois frapper à la porte de sa demeure. Elle a grandi en apprenant à accueillir ceux et celles qui ont faim, qui connaissent la solitude et le manque d'amour. Épouse et mère, elle a connu des heures de joie, mais aussi des heures bien sombres puisque son époux et ses trois enfants sont morts en moins de cinq ans. Marie, Mère de compassion, s'est alors révélée à elle et, en femme courageuse, elle s'est engagée à sa suite, et comme laïque et comme religieuse, sur les voies d'une compassion agissante.


Près de la Vierge du Bon Secours, Madame Gamelin venait raviver ses forces. Puis, vaillante, elle se rendait au marché quêter pour ses protégés. Quelle joie pour elle de leur donner du pain, avec un bon sourire et une parole de réconfort.


L'œuvre de Madame Gamelin, comme laïque, a pris racine à Montréal en 1827, Émilie devint, en 1843, la pierre d'angle d'une nouvelle communauté religieuse dont la maison de fondation avait nom: l'Asile de la Providence. Depuis, elles essaient de suivre ses traces et sont devenues une Communauté internationale.

Tiré du BLOG Émilie Gamelin

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